Hi!

I am a New Zealand based freelance translator. My language pair is French-English.

I provide services in translation, editing and proofreading in ENGLISH and FRENCH for literary, academic and promotional documents.

The bulk of my experience is in translating literature and academic writings, from English into French. I have a good knowledge of the history and cultures of the South Pacific and a keen interest in New Zealand culture and literature.

My husband is a sculptor and I translated into French two illustrated instruction manuals he wrote: one about bronze sculpture and the other about bodycasting.

Finally, I am a trained linguist (MA, University of Auckland) and can translate articles on linguistics and languages, preferably from French into English.


Cher lecteur,

traductrice indépendante néozélandaise et de langue maternelle française, je travaille en français et en anglais.

je propose des services de traduction, relecture et révision en FRANCAIS et ANGLAIS pour vos documents littéraires, universitaires, techniques et promotionnels.

Mon domaine d'expérience est dans la traduction d'écrits littéraires et universitaires, de l'anglais vers le français. J'ai une bonne connaissance de l'histoire et des cultures du Pacifique Sud et un intérêt tout particulier pour la culture et la littérature néozélandaises.

J'ai également traduit de l'anglais vers le français deux guides d'instructions illustrés écrits par mon mari sculpteur: un guide sur la sculpture du bronze et un autre sur le moulage corporel.

Enfin, j'ai un Master en linguistique (Université d'Auckland, Nouvelle Zélande) et peut traduire vers l'anglais vos articles de linguistique pour les revues académiques anglophones.


Saturday, 27 December 2014

Ateliers de désintoxication du langage

Un court interview de Franck Lepage sur l'abrasement du négatif de termes idéologiques tels que capitalisme; et qui nous fait réfléchir à son pendant, la péjoration, voire la  disparition pure et simple, de termes tels que conflit de classe, exploitation et socialisme:
France Culture - Franck Lepage

Cinq videos des ateliers:
1/52/53/54/55/5


Saturday, 24 August 2013

Translation of an article from the (New Zealand) National Business Review (22/8/2013)

Le parlement a passé la loi sur la surveillance nationale (GCSB)  et l’attention se tourne maintenant sur la législation d’interception des compagnies téléphoniques, et son retournement protectionniste. 
Traduit de l'anglais. L'article original  est paru dans le (New Zealand) National Business Review du 22/8/2013 et est accessible ici: http://www.nbr.co.nz/article/raw-data-third-reading-speech-gcsb-legislation-john-keys-speech-ck-144709
La descente de police bâclée sur la propriété de Kim Dotcom a mis en évidence l’illégalité de la surveillance interne dans notre pays.  Mais malgré la campagne publique menée par le géant Allemand, paradoxalement, cette affaire n’aura abouti qu’à un durcissement de notre législation sur la surveillance.  
Le projet de loi GCSB, qui permet au Government Communications Security Bureau d’épauler les agences internes en espionnant des citoyens néozélandais, vient en effet d’être accepté.  
Le vote de 61 contre 59 voix, comme attendu, a bénéficié de l’appui du parti National, de John Banks pour Act et de Peter Dunne pour United Future[1].
Russel Norman, à la tête du Green Party[2], a immédiatement promis que cette loi serait révoquée si une coalition  Green-Labour prenait le pouvoir l’an prochain. 
Maintenant que cette loi est passée, l’attention se tourne  vers  un autre projet de loi, qui fait pendant au GCSB : le Telecommunication (Interception Capability and Security) Bill [3] (TICS).
Lorsque celle-ci est présentée au parlement, les opposants à cette autre loi sur la surveillance risquent de se retrouver confrontés à une lassitude grandissante. 
Pourtant cette législation présente deux retournements de situation fort intéressants.
D’abord, une clause permet au Ministre ICT[4] d’exiger des fournisseurs de service (tels Apple pour iMessage, , Microsoft pour Skype et Google pour Chat, Talk etc) de faire en sorte que les communications sur leurs services puissent être interceptées. Apple et Google ont fait des soumissions à l’encontre de cette législation. Vont-ils renforcer leur opposition lorsque TICS sera présenté au Parlement – en particulier après la révélation de Vikram Kumar[5] qu’ils seraient également tenus de laisser accès au GCSB à leur données, tout ordre de le faire  devant rester secret? Et serait-il possible que Apple, Microsoft, Google ou Facebook prennent alors la décision de ne plus offrir leurs services en Nouvelle Zélande?
Deuxièmement, d’après certains ce projet de loi présente un élément de protectionnisme similaire à celui adopté par le gouvernement des Etats Unis.
Il a toujours été exigé des sociétés de téléphones que leurs réseaux puissent être interceptés. Mais TICS va beaucoup plus loin en attribuant au gouvernement un rôle de décision sur l’amélioration de l’architecture de réseaux, ainsi que sur  le choix des fournisseurs de matériel nécessaire a ces améliorations. 
L’objet de controverse est ici bien évidemment la marque chinoise Huawei, dont divers membres du congrès des
Huawei on New Zealand Telecom
Etats-Unis ont insinué qu’elle espionnait pour la Chine. En Australie, Huawei est d’ailleurs exclus du marché d’offres pour ce qui concerne le National Broadband Network[6]
Des cyniques ont voulu voir  un élément de protectionnisme derrière le harassement continuel de Huawei par le congrès des Etats-Unis (la  société chinoise a réitéré ses demandes auprès de ses détracteurs de donner des preuves de ce qu’ils avancent). Une chose est sûre:  les compagnies technologiques des Etats-Unis bénéficient de cette interdiction de fait de Huawei.
La législation des projets de lois GCSB et TICS offrent un très grand rapprochement de ce qui se fait aux Etats-Unis. La Nouvelle Zélande fait partie du réseau Five Eyes (‘Cinq Yeux’); avec des services internet hébergés par les Etats-Unis, bien peu de communications électroniques restent sur le sol national, et lorsque Russel Norman lui a  demandé  si le GCSB était financé par les Etats-Unis,  John Key[7] a refusé de répondre.
Là où les choses se compliquent c’est que Huawei est déjà très bien implanté en Nouvelle Zélande, où il est le partenaire réseau principal de 2degrees et un partenaire de Telecom pour l’amélioration de son réseau portable 4G. Il a également des contrats avec Vodafone, Chorus, Ultrafast Fibre et Enable Networks. Plusieurs éléments du déploiement de l’Ultrafast Broadband (UFB) utilisent fibre et  électronique Huawei ainsi que sa gestion de services.
Avant que la controverse de Kim Dotcom ne voit le jour et que ces projets de loi ne soient introduits, John Key avaient correctement identifié que la société Huawei offrait l’option la plus rentable pour le UFB. Et elle  l’est effectivement, directement ou en aidant à rendre les offres plus compétitives.  
Et donc, si les Etats-Unis essaient de faire pression sur la Nouvelle Zélande on court le risque de se trouver dans une position très désagréable. Il est hors de question pour nos compagnies téléphoniques de payer plus cher leur matériel.   
Cependant, à moins que les services tels  Google et Microsoft menacent réellement de couper la Nouvelle Zélande de leurs services, je ne vois pas comment le débat sur le TICS va progresser (et à mon avis ils ne le feront pas, car ils se trouveront de plus en plus dans un contexte législatif similaire un peu partout dans le monde et ne voudront pas créer un précèdent).
Une série de meetings en opposition au projet de loi du GCSB a mobilisé un nombre impressionnant de personnes, mais généralement  les problèmes de droit  de protection de la vie privée ne trouvent pas beaucoup d’écho chez les néozélandais. Beaucoup d’entre eux n’aiment pas l’idée de la collecte massive de métadonnées, mais seulement vaguement. Pour beaucoup ce n’est pas quelque chose qui les fera changer leur vote aux prochaines élections.  Et une minorité de critiques de droite qui ont pourtant clairement expliqué leur opposition à la législation du GCSB a cependant échoué à faire changer  les votes décisifs de John Banks et Peter Dunne. Les chances sont bien minces que ceux-ci votent contre TICS.
Chris Keall




[1] Coalition de partis formant le gouvernement actuel, conservateur/néolibéral.
[2] Parti de l’opposition, pour la défense de l’environnement et la justice sociale.
[3] Capacité d’Interception des Télécommunications et Sécurité
[4]  Technologie de l’Information et de la Communication
[5] PDG de la nouvelle societe de Kim Dotcom, Mega.
[6] Réseau National Large Bande
[7] Premier Ministre néozélandais.

Tuesday, 20 August 2013

Translation of an article from the New Zealand Herald

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Lettre ouverte au Premier Ministre.

Traduit de l'anglais .La lettre originale, parue dans le New Zealand Herald du  20/8/2013 est ici:
http://www.nzherald.co.nz/opinion/news/article.cfm?c_id=466&objectid=11111371


Cher Mr Key[1],
Le 22 août 2007, dans votre discours au Club National de la Presse, voici ce que vous disiez sur sujet du projet de loi sur le financement électoral:  
"Je crois fermement qu’on a le régime  démocratique pour lequel on est prêt à se battre.
"En Nouvelle Zélande nous avons tendance à tenir pour acquise la liberté démocratique dont nous jouissons. Nous pensons de cette liberté que rien, jamais , ne peut la menacer. Après tout, notre Charte des Droits est là pour protéger notre droit d’expression. Pourquoi les choses tourneraient-elles mal ?
"Je ne suis pas de cet avis. De même que Thomas Jefferson je crois que la liberté vient au prix d’une vigilance sans répit. Nous ne pouvons et ne devons pas tenir notre liberté démocratique pour acquise.  
"Parce qu’en réalité, ce n’est pas notre Charte des Droits qui protège nos droits. Ce n’est pas non plus un avocat de la Couronne ou un officiel du Ministère de la Justice. En fait, cette protection ne dépend pas du tout du gouvernement.  
"C’est à nous, les citoyens de Nouvelle Zélande, qu’incombe la protection de nos droits. Parfois il nous faut prendre la défense de nos droits, et de ceux de nos voisins et amis, et également de ceux avec qui nous sommes en total désaccord, ou bien risquer de voir ces droits s’éroder.” 
'La Ruche', le parlement néozélandais , vous surveille.

Vous souvenez-vous avoir prononcé ces mots imbus de principes et de sagesse? Que s’est-il passé depuis ? 
D’abord, vous avez fait passer plusieurs lois qui dénient aux citoyens le droit de demander réparation à la Justice  lorsqu’ils estiment avoir été traités injustement par la loi. Par exemple l’amendement modifiant la loi sur la Santé Publique et les Handicaps, et la législation interdisant de faire appel aux jugements des tribunaux traitant des affaires pénales ou environnementales pour tout ce qui a trait à la remise sur pied de Christchurch, après les séismes.  

Deuxièmement, il existe un certain nombre de cas de nouvelles législations qui permettent à l’exécutif de changer des lois à coup de règlementations, sans avoir à passer par le processus parlementaire. Apparemment, il s’agit d’un moyen pratique de faire aller les choses plus vite et de permettre à la législation d’être facilement modifiée quand cela est jugé nécessaire ; mais un processus législatif qui contourne le Parlement contourne également le processus démocratique. Et que devient la philosophie de Thomas Jefferson dans tout cela? 
Troisièmement, la fréquence avec laquelle le Gouvernement a fait passer des lois sous urgence a augmenté de façon inquiétante. Encore une fois, on peut y voir une attitude pragmatique soucieuse de faire " avancer les choses ", mais l’urgence compromet les débats et dans bien des cas empêche  l’examen par des comités restreints, ce qui affaiblit la protection de la démocratie. 
Maintenant c’est le projet de loi sur la Capacité d’Interception des Télécommunications et Sécurité (connue sous le nom de « GCSB ») que vous cherchez à faire passer. Une loi qui permettrait au GCSB[2], une agence qui n’est responsable que devant le Premier Ministre et un  délégué qu’il aura nommé, et non devant le Judiciaire, de surveiller les méta-communications de tous les Néo-Zélandais, qu’il s’agisse de communications entre eux ou avec l’étranger. Un "mandat" autorisant la poursuite d’une plus ample surveillance pourrait être délivré, non pas par le judiciaire mais par le Premier Ministre ou son délégué, et visant non seulement des particuliers mais également une « catégorie » de personnes en Nouvelle Zélande.
Mais pourquoi s’inquiéterait-on? Nous savons tous que vous êtes un brave type, et que c’est uniquement par souci pour notre sécurité que  vous utiliseriez ces pouvoirs – si par exemple un employé mécontent et ayant des relations islamiques allait demander à son pote de  Al Qaeda  comment faire une bombe dans l’idée de la faire exploser dans le casino. Apres tout, si on n’a rien à se reprocher on n’a rien à craindre, non ?
Franchement, on devrait bien plus s’inquiéter du nombre de dorades qu’il nous est permis de pécher, n’est-ce pas ? [3]
Alors envisagez un instant les conséquences de tels pouvoirs, et comment il pourrait être abusés s’ils venaient à 
Les 'vrais mensonges' de notre premier ministre - Auckland 
tomber entre les mains de quelqu’un qui ne serait pas un brave type. Essayez d’envisager ce qui ce serait passé  si cette loi et notre technologie actuelle avaient existé en 1982[4].   
A cette époque, vous vous en souvenez sans doute, une bonne moitié de la population était vivement indignée de ce que les tournois de rugby avec les Springbok aient lieu, car cette équipe bénéficiait de l’appui du régime d’Apartheid qui était alors en place en Afrique du Sud. Le Premier Ministre de l’époque ayant décidé que ce tournoi devait avoir lieu,  il avait instruit la Police de se montrer ferme avec les manifestants, et pour la première fois en Nouvelle Zélande on assista à de violents affrontements entre les policiers casqués, protégés par leurs boucliers et armés de matraques, et une foule de civils,  dans le but de faire taire les opposants au tournoi. 
De nos jours, avec la technologie qui est à notre disposition, ces manifestations auraient été organisées électroniquement, par le biais de réseaux médiatiques, et s’appuyant sur cette loi que vous proposez la Police aurait évidemment demandé l’aide du GCSB afin de surveiller les communications d’une certaine « catégorie » d’individus comptant à peu près la moitié de la population. Il est fort à parier que Sir Robert [5] n’aurait pas refusé leur requête! 
Et donc moi et tous mes amis, ainsi qu’un autre million de personnes, nous  aurions pu être espionnés jusque chez nous, et avoir tous nos messages scrutés par des fonctionnaires anonymes  dont les actions ne sont redevables à quasiment personne.  
Plus tard il y eu les manifestations contre les bateaux à propulsion nucléaire, contre les essais nucléaires des Français dans le Pacifique, la Guerre du Vietnam, la campagne pour le désarmement nucléaire du début des années 60s….la liste est longue.   
Alors, pourquoi nous inquiéter? Parce que comme vous disiez dans votre discours, en août 2007: “un des piliers de la démocratie est que tous les citoyens sont libres de s’exprimer sur tous les sujets politiques.”  Et vous ajoutiez: “Ca n’est pas seulement un projet de loi mal-rédigé, mal-conçu, pas seulement un mauvais projet de loi, bien qu’assurément il le soit. C’est avant tout un projet de loi dangereux. Dangereux pour nous tous, dangereux pour la démocratie, et dangereux pour la Nouvelle Zélande.
"Nous devrions tirer fierté de notre démocratie et à juste titre. C’est une réussite néo-zélandaise qu’il nous faut célébrer. Bien des pays n’y sont jamais parvenu. Nombres d’entre eux se sont essayé à un régime démocratique, pour le laisser glisser entre leurs doigts. D’autres encore n’en ont jamais eu l’opportunité."
Je vous incite donc à vous souvenir de ces principes nobles et honorables que vous exprimiez  il y a tout juste quelques années, et de reléguer ce projet de loi  à la corbeille à papier, car c’est tout ce qu’il vaut. 
Graham Mandeno, consultant informatique résidant à Auckland.





[1] John Key,  Premier Ministre de la Nouvelle Zélande  (n.d.t)
[2] Government Communications Security Bureau (n.d.t)
[3] Référence faite à un autre projet de loi visant les quotas de pêche et dont le Premier Ministre a déclaré qu’il intéressait plus les Néo-Zélandais que ce projet de loi sur les communications. (n.d.t)
[4] Le tournoi de rugby des Springbok en Nouvelle Zélande et les évènements décrits plus bas se sont déroulés en 1981.(n.d.t)
[5] Robert Muldoon. Ancien Premier Ministre de Nouvelle Zélande, 1975-1984.(n.d.t)

Friday, 26 July 2013

Linguistics, mostly, and back to translation - August 2012 to July 2013.

I am back to translation after months of working in linguistics: 1)  as a research assistant in dialectology and language codification, then 2)  lecturing and tutoring linguistics at the University of Auckland for the first semester 2013, up to June.

Completed in June 2013:  Souvenirs de guerre d'un jeune français. 1939-1945War Diary of a Young Frenchman. 1939-1945. From French into English. To be published both online and in print.

Started in July 2013: Cornishmen and Convicts. Mining and European settlement of the Diahot, northern New Caledonia. / Cornouaillais et Forçats. Exploitation minière et colonisation européenne du Diahot, nord de la Nouvelle Calédonie. From English into French. A History Master's thesis on the 19C mines of New Caledonia. To be published in 2014.

Saturday, 18 August 2012

Translating into French the introduction of a novel.

At present (August 2012) I am working on the translation from English to French of the introduction to the novel The Wreck  (L'Epave) of the author and poet Déwé Gorodé who is originally from New Caledonia, in the South Pacific.

Saturday, 17 March 2012

Academic article on New Zealand cinema

March 2012: I was contacted by a New Zealand academic to translate a 6,000 words article into French for an academic journal. The article discusses the representation of professional cultures in New Zealand cinema. Working on this now.

Wednesday, 15 February 2012

localisation

For the past 2 months I have been working on the localisation of a software for the petroleum industry. This should take me to mid-March 2012.
Tool used: Multilizer.

Monday, 19 September 2011

Traduction de 'Boy', Frank Sargeson.

Traduction du texte 'Boy', de Frank Sargeson, auteur néozélandais. 

Boy

Pour mes douze ans mon père m’avait promis une boite de peintures.
S’il se tient bien, avait ajouté ma mère.
Moi je n’ai rien dit. Au lieu de ça, j’ai reniflé un bon coup, comme je sais faire. C’est que c’était urgent.
Mouche-toi, m’a dit ma mère.
J’ai commencé à compter les jours jusqu'à mon anniversaire, et au train où ça allait c’était sûr que je serais un vieillard avant qu’il arrive, mon anniversaire.
Une semaine avant la date, je me suis qu’il était temps de rappeler la boite de peintures à mon père, au cas où il aurait oublié. Seulement, je ne le lui ai pas rappelé parce que cet après-midi-là, après l’école, j’ai cassé la vitre de la remise derrière la maison. Et ce n’était pas la première fois non plus, mais c’était toujours par accident bien sûr.
Mais la dernière fois c’était il y a presque trop longtemps pour qu’on s’en souvienne. En tout cas c’est ce qu’il me semblait, quoique je croyais vaguement me souvenir qu’on m’avait promis une raclée si je recommençais.  Alors je fus drôlement surpris lorsque tout ce que fit mon père ce fut de me promettre une raclée si je recommençais.
Ça ma vraiment inquiété. Avec tout ça, je me sentais pas de lui rappeler la boite de peintures, mais je me disais que s’il était capable d’oublier une promesse, il était tout aussi capable d’en oublier une autre.

Enfin, les années passèrent, et un beau matin je me suis réveillé et j’avais douze ans. Je ne saurais dire à quel point j’étais heureux. Au petit déjeuner ma mère m’a donné six mouchoirs flambant neufs en me disant qu’à douze ans, un garçon convenable se doit de toujours avoir un mouchoir propre dans sa poche. Et mon père m’a dit qu’il apporterait la boite de peintures ce soir-là, après le travail.
Mais cet après-midi là après l’école je jouais derrière la maison avec ma fronde, et quand j’ai tiré sur une grive  qui était venue se percher sur notre groseillier, vous devinez ce qui c’est passé. Ma main a glissé bien sûr.
Ma mère a entendu le fracas et  elle est apparue à la porte de la cuisine.
Tu sais ce qu’a dit ton père, elle a dit, et elle est rentrée à nouveau.
Quand mon père est rentré j’étais allongé sur le lit dans ma chambre. Je l’ai entendu ranger son vélo dans la remise, puis je les ai entendus parler dans la cuisine, lui et ma mère. Puis ma mère m’a dit de venir à table.
Mon père était assis à sa place habituelle et jetait un coup d’œil au journal avant de couper la viande. Je me suis assis, nous avons mangé, je n’ai rien dit et mes parents n’ont pas beaucoup parlé non plus. Je pouvais voir la boite de peintures enveloppée dans un papier brun, posée sur la machine à coudre.
Quand mon père a terminé son repas il a sorti sa pipe et en montrant du doigt, il m’a dit, tes peintures sont là-haut.
D’abord tu m’aides avec la vaisselle, m’a dit ma mère.
Mais j’ai laissé tomber le torchon dès que j’ai vu mon père allumer une bougie et sortir pour changer le carreau de la fenêtre.
Je vais tenir la bougie papa, j’ai dit. Et voici le couteau à mastic papa, j’ai dit.

Je l’ai beaucoup aidé, je vous assure. Je l’ai aidé jusqu'à ce qu’il me gronde parce que je l’aidais et qu’il me dise de partir et d’aller plutôt aider ma mère.
Plus tard, ce soir- là, j’ai peint une grive en plein vol. Elle avait une expression douloureuse et la moitié de ses plumes volaient. J’ai dit à mes parents que c’était parce que je l’avais descendue avec ma fronde.
Ni l’un ni l’autre ne semblait très impressionné par ma peinture.
Ça fait une demi-heure que tu devrais être couché, m’a dit ma mère.
J’avais envie de lui répondre que ça ne faisait que vingt cinq minutes, mais je me suis dit qu’avec mon père ici il vallait mieux me retenir.  
Mais dès le lendemain, quand mon père m’a entendu répondre à ma mère, qu’est-ce qu’il ne m’a pas passé.

Tuesday, 30 August 2011

A poem, translated.

One winter afternoon,  I translated into French this poem by Glenn Colqhoun, a New Zealand doctor and poet.
Juste par plaisir, traduction d'un poème de Glenn Colqhoun, docteur et poète néozélandais. 

Text source: 
“To the girl who stood beside me
at the checkout counter of Whitcoulls bookstore
in Hamilton on Tuesday”
Author: Glenn Colquhoun
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A la fille qui se tenait près de moi à la caisse de la FNAC de Poitiers mardi dernier

Pendant dix secondes
 je tombai amoureux de vous.

La première seconde nous nous sommes rencontrés.

Vous achetiez un livre de recettes.

La deuxième seconde nous nous sommes retournés,
nous sondant des yeux l’un l’autre.

La troisième seconde nous nous sommes enlacés très tendrement.
Votre peau telle un chaton soyeux qui joue avec les rideaux.

La quatrième seconde nous nous sommes embrassés.

Se refermant sur la clôture, le portail a fait entendre son déclic. 

A la cinquième seconde nous nous sommes mariés.
Ta robe était tressée de feuilles de palmier.

La sixième seconde nous avons construit une maison au bord d’un lac.

Elle était toujours en désordre et l’herbe nous arrivait aux genoux.

A la septième seconde nous nous sommes disputés:

Au sujet de dentifrice et de poésie
et du tour de qui c’était de sortir les poubelles.

Huit secondes et nous avions pris du poids
Heureux, nous nous prélassions par terre après les repas.

Un enfant faisait tressauter ton ventre rond.

A la neuvième seconde nous étions vieux, dans le même jardin
de la même maison auprès du même lac, unis par le même amour.

A la dixième seconde nous nous sommes dit au-revoir.

Ta main s’échappa de la mienne mais
il me semblait toujours la sentir présente.

Nous nous sommes croisés à nouveau sans nous retourner,

Comme si nous nous étions seulement rencontrés aux caisses de la FNAC de Poitiers par un mardi délavé d’avril.

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And here is the original:


To the girl who stood beside me at 
the checkout counter of Whitcoulls
bookstore in Hamilton on Tuesday


For ten seconds I fell
in love with you.

The first second we met.

You were buying recipes.

The second second we turned,
Taking pieces of each other out of our eyes.

The third second we held each other gently.
Your skin was a small kitten playing with a curtain.

The fourth second we kissed.


Front gates clicked against our fence.

In the fifth second we married.
Your dress was made of Nikau palm.

The sixth second we built a house beside a lake

It was never tidy and the grass was up to our knees.

The seventh second we argued:

About toothpaste and poetry
and who would put out the rubbish.

The eighth second we grew fat and happy
and laid on the ground after eating.


Your stomach wriggled with a round child.

In the ninth second we were old in the same garden
of the same house by the same lake in the same love.

The tenth second we said goodbye.

Your hand slipped away from mine but
seemed to me like something I could feel.

We passed again beside each other without turning

As though we had somehow only met at the checkout
counter of Whitcoulls bookstore in Hamilton
on a faintly blue September Tuesday.


Glenn Colquhoun

Tuesday, 23 August 2011

Why use the services of a translator?

To avoid this:
This official sign was photographed in 2011, at Cathedral Cove, in the Coromandel region of New Zealand.
Whether in German, French, Spanish or Portuguese, the 'translated' caution message makes no sense. How could the New Zealand Department of Conservation come up with  such nonsensical translation remains a mystery...If you ever visit this spot please let me know if the sign is still up!
What I'm working on at the moment:

I am translating into French the third edition of the Olivier Duhamel's Bodycasting manual.
I am also preparing a presentation for a linguistics workshop on the languages of Vanuatu (Australia - late October).

Wednesday, 10 August 2011

Portfolio - English to French - bronze sculpture manual

Extract from a guide to create a bronze figurine from a wax model

Construction de la coquille en céramique.

Dans cette étape de la procédure on revêt la structure en cire d’une coquille en céramique.


Vue d’ensemble
Vous commencez par mélanger de l’argile kaolin et de la silice colloïdale dans un grand récipient plastique.

Vous peignez ensuite le mélange sur votre structure en cire, la saupoudrez de stuc en sable, laissez sécher plusieurs heures puis répétez l’opération 4 fois pour construire un total de 5 couches d’une épaisseur d’environ 1/3 de centimètre (1/8”).

Ce stade de la procédure pardonne les erreurs mais il est important d’attendre que chaque couche soit bien sèche avant d’appliquer la couche suivante. En effet, le seul poids du mélange pourrait provoquer le glissement des couches antérieures sur la cire, si celles-ci ne sont pas suffisamment sèches.

De préférence, mais ce n’est pas absolument nécessaire, complétez cette étape en deux jours. Mais s’il fait froid ou humide, laissez sécher chaque couche pendant 24 heures, et ce stade de la procédure vous prendra donc 5 jours.



Matériel
Pour cette étape il vous faudra les outils et le matériel suivants:

  • Silice colloïdale pré-mélangée avec un agent mouillant. 
  • De la poudre d’argile Kaolin (Molochite-200)
  • Du sable d’argile Kaolin (Molochite-16/30)
  • Du sable fin de Zircon
  • Un récipient plastique fermant hermétiquement (un vieux pot de peinture nettoyé fera parfaitement l’affaire)
  • Un vieux pinceau avec un manche solide.
  • Quelques petits pinceaux.
  • Un ventilateur
  • Du produit pour laver la vaisselle
  • De l’alcool dénaturé (alcool méthylique)
  • Un seau d’eau
  • Des gants en Latex
  • Un masque anti-poussière
  • Et votre fidèle couteau de cuisine usagé.

Reportez-vous aux annexes A et B pour en savoir plus sur la silice colloïdale, l’argile et le sable de zircon et sur les endroits où vous pouvez vous les procurer.
 

Portfolio - English to French - book synopsis

Synopsis for Peter Lang publishers, for 'Cultural Crossings - A la croisée des cultures' written by Pr Raylene Ramsay. The synopsis copied below appears here:
Les articles publiés dans le présent recueil explorent les nouvelles formes d’écriture et les identités hybrides issues du creuset des Mers du Sud. Relativement inconnus, les textes au cœur de ces articles n’en sont pas moins les œuvres fondatrices de la région du Pacifique Sud dont ils constituent la trame historique et littéraire.

Longtemps tenus à l’écart les uns des autres par l’histoire coloniale de la région, les textes d’auteurs francophones et anglophones s’enchevêtrent et se recoupent en de multiples domaines. La reprise des textes de tradition orale, l’appropriation autochtone des technologies occidentales, la création d’anthologies contemporaines et l’émergence d’une littérature postcoloniale, sont autant de sites d’interactions et de convergence qui exigent une négociation permanente entre les pouvoirs et mana en présence.

C’est une nouvelle facette du concept d’hybridité que nous propose cette approche négociée dans la région Pacifique.

Portfolio - French to English - 19th century FRENCH diary

This translation was requested by a New Zealand historian. The source text consisted of the excerpts of a 19th century diary which belonged to the crew member of one of Dumont D'Urville's exploration voyages in the South Pacific.
I am convinced the shortage in resources I was granted for this campaign made it impossible to succeed in this endeavour. Here is the note I received for the account of the expedition: 4 dozen small ‘Eustache” knives, a dozen strands of blue and yellow razades, in three lots, a dozen small red-chequered cotton handkerchiefs Rouen-style, six larger yellow cotton handkerchiefs, scarf-like, and one kilogram of gun powder.
It should be noted that these objects were handed to me in retail and at long intervals with each time the same recommendation:” make good use of them, take good care of them and if you do not use them all, hand them back to the expedition”. As the proverb goes, the end justifies the means, and I missed the means. Whenever possible, my own belongings made up for the shortage of what had been granted to me. In every town, when I could find manufactured products from Europe I paid with my own money for objects I could exchange, utensils, tools, weapons, fabrics, plaster, as much as my limited finances enabled me to. I found these resources thanks to the savings and sacrifices I forced onto myself.